« A 40 ans, j’ai vécu pas mal d’histoires d’amour compliquées voire destructrices… ». Ces mots sont ceux de Nathalie Fanja Haaby, femme, psychothérapeute, adepte du kundalini yoga et artiste pluridisciplinaire. Elle vit au Sénégal. Elle est animée par une foule de projets, une idée lumineuse de l’amour.
Quelles que soient les évolutions technologiques et les révolutions numériques, 40 ans reste l’âge du bilan, celui des assignations aussi. Et les temps qui changent ne changent rien à l’affaire : ils n’empêchent ni les questions des autres sur sa ‘vie de couple’, ni celles que l’on se pose, ni les crises d’angoisse, ni les petites et plus grosses déprimes, dans le meilleur des cas… S’il ne s’agissait que des cases, de celles que l’on coche, de celles que l’on manque, ce serait simple. Mais il y a plus. Quelle place occupe l’amour dans la liste de nos priorités de quarantenaires ? Y croit-on encore ? Si oui, comment ? « Pourquoi les femmes ont-elles tendance à accorder un tel prix à l’amour ? (…) Parce que nous avons raison » propose Mona Chollet dans son ouvrage à succès, Réinventer l’amour. Jusqu’à quel point ? Réinventer l’amour est la thématique choisie pour ce mois de mars, en marge de la journée, fondamentale, du #8mars dont le thème est cette année L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable.
On éduque les femmes pour qu’elles deviennent des machine à donner, et les hommes des machines à recevoir. Tout en confinant les premières dans l’univers mental de la vie à deux, la culture de masse invite les seconds à rêver précisément l’inverse (…) Le prix qu’elles sont poussées à accorder à l’amour peut inciter les femmes à pratiquer une forme de « dumping amoureux », c’est-à-dire à offrir leur amour à un homme en abaissant leurs exigences dans la relation (…) [Les hommes] sont en mesure de dicter les modalités de la relation et, si une femme les quitte, ils sont sûrs d’en trouver une autre qui acceptera leur condition.
Mona Chollet, Réinventer l’amour
Si tu devais te définir en trois mots, lesquels choisirais-tu ?
Consciente, créative, passionnée.
Lorsque nous avons échangé sur la thématique choisie pour ce mois de mars, d’emblée tu m’as répondu : « Cela me parle ». Pourquoi ? Quelle est ton expérience ?
Parce que je crois en l’amour.
J’ai vécu beaucoup de souffrance en couple, dans mes relations amoureuses, avec une succession d’histoires ces dernières années, qui ont pu me faire beaucoup souffrir mais qui m’ont aussi permis de prendre du recul, de me questionner sur ce qui ne fonctionnait pas. C’est ce qui a fait qu’aujourd’hui, je suis vraiment revenue à moi-même, à l’amour de moi-même. Étant thérapeute, j’étais très orientée vers l’autre, vers l’envie d’aider les autres, y compris dans mes relations de couple. D’où des déséquilibres, des relations qui n’étaient pas justes. Je donnais beaucoup mais je ne savais pas recevoir. J’ai beaucoup appris de ce côté-là.
Qu’entends-tu par relations « compliquées », voire « destructrices » ?
Ce sont clairement des personnes qui ont abusé de mon honnêteté, de ma générosité, pour prendre uniquement et finir par me maltraiter. Ce que l’on appelle des manipulateurs ou des pervers narcissiques. J’ai rencontré plusieurs personnes comme cela dans ma vie. Pourquoi cela m’est arrivé ?
Parce que j’étais inscrite, je l’avoue, dans ce diktat de l’âge : ‘Vite avant de ne plus pouvoir avoir d’enfants’. ‘C’est important d’avoir une relation’. ‘Mais comment ? Tu as 30 ans, tu as 35 ans, tu n’es toujours pas mariée, tu n’as toujours pas d’enfants…’ Ces diktats de la société pèsent beaucoup. Ils peuvent conduire à se précipiter dans la relation. Mais si mes relations se sont avérées compliquées, destructrices, c’est aussi parce que quelque chose en moi n’allait pas. Je suis donc allée m’occuper de cela. Cela a été difficile. C’est un long cheminement, être mieux avec soi-même. Le travail entamé ne s’arrête jamais. Il dure toute la vie. A ces personnes qui m’ont fait beaucoup de mal, aujourd’hui, je peux dire merci.
Je crois en l’amour
Même avec cette lucidité nouvelle sur mes besoins, ce n’est pas évident de rencontrer des personnes avec lesquelles créer des échanges stimulants, des hommes prêts à accueillir une femme accomplie, passionnée, occupée à pas mal de choses, qui n’est pas dans une vision sacrificielle de l’amour, prête à tout, tout faire pour lui, à tout moment.
Tu te définis comme APIE, une Personne Atypique dans l’Intelligence et l’Émotion. Qu’est-ce que cela signifie ? En quoi cela change-t-il la manière d’entrer en relation ?
Être APIE, c’est avant tout être hypersensible, très ouverte, empathique mais souffrir parfois d’être accablée de pensées, par cette lucidité, un altruisme excessif où l’on s’oublie. Être APIE, cela signifie que je ne sais pas faire semblant, me contenter, par exemple, de quelqu’un qui soit gentil mais avec qui je ne pourrais pas avoir de discussions stimulantes, qui ne puisse pas me nourrir, qui ne soit pas ouvert à ce besoin de tout comprendre. C’est important d’avoir à côté de moi une personne de même acabit ou qui, au moins, me comprenne.

Pendant des années, je n’ai pas compris ce qui n’allait pas chez moi. On m’a toujours considérée comme une personne brillante, qui accomplit énormément choses, dans mon travail, dans la pratique du yoga, dans mon cercle familial aussi. Je suis une personne appréciée, qui s’investit totalement. Je suis très entière. Tout cela comporte un revers : l’hypersensibilité. Lorsque l’on est passionnée, on est particulièrement sensible à la violence de ce monde, aux injustices. Porter le poids du monde est parfois extrêmement difficile, extrêmement épuisant.
Entrer en relation est intéressant mais cela prend du temps.
Le temps est très important.
On peut tromper au départ mais pas sur la longueur.
Entrer en relation n’est pas le plus compliqué. C’est faire durer la relation le plus difficile.
Avoir une personne stable face à soi, solide, prête à discuter, une personne qui a ce courage d’être honnête, avec moi mais aussi avec lui-même, capable de dire quand ce n’est pas possible…
Je suis extrêmement spontanée. Cette spontanéité m’a placée face à des personnes qui me manipulaient. Elles m’ont beaucoup écoutée, laissée dire ce qui m’importait pour mieux me plaire, me distraire, me contrôler. Cette spontanéité, j’ai donc appris à la canaliser. Parce que si entrer en relation est intéressant, cela prend du temps. Quand on entre en relation, on est dans la séduction. Chacun montre le meilleur de lui-même. C’est avec le temps que l’on voit à qui l’on à affaire. Le temps est très important. On peut tromper au départ mais pas sur la longueur.
Il est très important de parler d’amour aujourd’hui. D’amour de soi, d’amour des autres parce que c’est tout ce qui pose problème dans ce monde. Vouloir être dans l’avoir, pour combler des vides plutôt qu’être, être dans le soin, s’intéresser à ce qui se passe en nous, autour de nous, à l’environnement…
Parce que la période est ardue, il est plus important que jamais de réhabiliter la place de l’amour
Tu te sens, dis-tu, de plus en plus détachée du besoin de partager ta vie avec un homme. Est-ce de l’acception ou de la résignation ?
Je dirais que je suis plutôt dans l’acceptation.
Toutes ces expériences dont je viens de parler m’ont appris à prendre du recul, à me recentrer, à décider clairement de ne rien chercher en termes de couple, de relationnel, de prendre grandement soin de moi pour guérir de mes blessures et arriver à une forme d’équilibre, en termes de passions, dans ma pratique artistique. Ce temps m’a permis de m’investir dans mes passions. Aujourd’hui, j’ai trouvé un quotidien satisfaisant où je n’ai plus besoin de partager ma vie avec un homme. J’en serai ravie, évidemment. Mais parce que, tous les deux, nous l’aurons choisi, parce que nous y aurions chacun notre place. Parce que nous serions parvenus à échanger, communiquer, à nourrir notre relation au quotidien. Mais, ce n’est plus un besoin. Ce serait un plus.
Bien entendu, par moment, je ressens de la solitude, en terme affectif. Nous sommes quand même des êtres sociaux. Nous avons besoin les uns des autres. Mais j’ai élargi cette notion d’amour, pour être plus présente pour recevoir, les câlins de mes amis, renforcer les liens avec ma famille, découvrir l’amour sous toutes ses formes.
As-tu interrogé ton éducation, le prisme social, de genre au-travers duquel tu perçois la relation ?
C’est parce que j’ai interrogé mon éducation, ce prisme social, que je m’en suis détachée. Une fois que j’ai interrogé l’influence que ces besoins avaient sur moi, j’ai pu m’en détacher et construire une vie qui me ressemble, cette vie que j’ai aujourd’hui, où le couple, avoir des enfants ne sont pas des buts ultimes. Aujourd’hui, je considère que mes projets de vie, plus au contact de la nature, plus cohérente avec ce qu’il se passe sur la planète, sont quelque chose de plus important pour moi. Construire ce modèle et permettre à d’autres personnes de se ressourcer pour, qu’à leur tour, elles prennent conscience de l’importance de prendre soin d’elles, de l’importance de l’environnement, voilà ma priorité. Tout cela ne me semble pas contradictoire avec l’idée de partager ma vie avec quelqu’un.
Qu’attends-tu de la rencontre ?
La surprise.
D’avoir le bonheur de découvrir quelqu’un, de découvrir une âme, un univers, de permettre, à travers cette rencontre, la rencontre de deux univers, celui de l’autre et le mien, d’apprendre comment ils peuvent se mêler, se nourrir. J’attends de rencontrer quelqu’un avec qui je puisse continuer de grandir.
Le plus difficile pour moi, c’est cela, la rencontre.
J’ai 40 ans. Je semble plus jeune. J’attire souvent des hommes qui ont plutôt la trentaine voire moins. Ils n’ont pas nécessairement la maturité que j’espère pour une relation de couple. Les autres sont, pour la plupart, en couple ou, quand ils ne le sont pas, n’évoluent sans doute pas dans un circuit où j’arrive à les rencontrer.

Qu’attends-tu de la relation amoureuse ?
Le partage.
Grandir ensemble.
Partager et parfois ne pas partager parce que l’espace de chacun est nécessaire. A mon sens, l’amour est un équilibre. C’est une complémentarité, un espace où chacun a une vie, une indépendance, une manière de se nourrir. J’attends de la relation amoureuse un grand respect, d’accepter l’autre tel qu’il est et de pouvoir le laisser faire aussi, de son côté, son chemin. Ce que j’attends, c’est le soutien. Le soutien moral. Pouvoir sentir que l’autre est là. L’acceptation totale. Pouvoir, avec un geste, un regard, recevoir énormément de force, se sentir encore plus forte, plus grande. C’est important de faire le travail à l’intérieur, d’être en paix. Une fois cela fait, le partager avec quelqu’un d’autre, c’est tout ce qu’il y a de plus beau. C’est un sacré défi dans notre monde où l’on a vite fait de passer à autre chose, dès que cela ne nous plaît plus, plutôt que de persister, d’aller voir en nous, ce que l’autre réveille.
Ce n’est pas l’amour, aussi merveilleux soit-il, qui permet à deux êtres qui s’aiment de rester ensemble dans la durée d’une vie. C’est la qualité de la communication, la richesse des échanges et la vitalité des partages qui nourriront leur relation et la maintiendront vivante.
Jacques Salomé
(Citation choisie par Nathalie)
Que dit de notre époque l’envie d’engagement couplée à la difficulté à s’engager ? L’individualisme est-il la réponse à tout ?
Tout va trop vite.
S’engager devient une course. En peu de temps, les personnes se connaissent, elles vivent ensemble, font des enfants… Tout va trop vite. S’engager est un investissement. C’est beaucoup d’énergie de s’engager vraiment dans une relation. Aujourd’hui, un peu comme des enfants gâtés, on veut être avec l’autre, on veut qu’il nous soutienne mais on ne veut pas nécessairement faire l’effort de lui donner ce dont il a besoin pour que cela fonctionne. S’engager, cela nécessite beaucoup d’effort. Je ne suis pas sûre que tout le monde soit prêt à cela. Le problème n’est pas tant l’individualisme que la nécessité de faire un travail sur soi, pour arrêter de jeter la responsabilité de ses blessures sur l’autre et les soigner tout en restant en couple, pourquoi pas. Ce n’est pas de l’individualisme que de revenir vers soi, de faire ce travail, pour trouver la paix et garder le cœur ouvert.
Comment différencier le pervers narcissique du connard ?
La perversité est une pathologie grave. Le pervers n’a aucune culpabilité. Le pervers narcissique est celui qui aura pris le temps de vous observer, de vous séduire, de vous ferrer pour ensuite inscrire des mécanismes pour vous culpabiliser, vous déstabiliser, de manière très subtile. Des douches froides, des micro-agressions, cela se fait petit à petit.
C’est, finalement, assez difficile de le repérer, au départ. Avec le recul, une somme d’actes, on peut plus clairement distinguer ce schéma qui est toujours le même. Tant que l’on est dedans, c’est très difficile à détecter. Cela reste un bon exercice pour apprendre ou retrouver une estime suffisante de soi. Les personnes qui vont aller très loin avec un pervers narcissique ont certainement subi des traumatismes, au niveau relationnel, des situations d’abus. Abus de toutes sortes, pas nécessairement sexuels. Les abus en termes psychologiques sont bien plus fréquents qu’on ne le pense…
Le pervers narcissique culpabilise l’autre, sans arrêt. Si l’autre laisse faire, ne pose pas de limites, il va toujours plus loin, il n’a aucune limite. L’autre, abusé, va trouver des excuses, chercher des explications rationnelles à ce qu’il se passe tandis qu’il n’y a rien de rationnel. Quand, dans une relation, l’autre a un comportement dévalorisant, qui rabaisse, qui installe un état inconfortable, de sidération, il faut fuir. Il n’y a pas d’explication à chercher. Lorsque l’on a un minimum de respect de soi, il y a des choses que l’autre ne peut pas nous faire. Il convient donc, immédiatement, d’y mettre un terme.
Je me remémore l’incipit d’un roman de Shange, des mots qui font sourire mon coeur, Where there is a woman, there is magic. J’ai lu cela il y a des années. Je me suis dit bof, cela n’impressionnait guère, cela me contrariait même un peu, ces femmes qui faisaient tout un plat de leur féminité (…)
Je sais qu’il y a du vrai. Le texte disait aussi qu’il fallait connaître sa propre magie pour la rendre effective.
J’irai débusquer la mienneLéonora Miano, Crépuscule du tourment
A-t-on raison d’accorder un tel prix à l’amour ?
Il me semble que c’est la chose la plus importante au monde, l’amour. L’amour au sens large, l’amour universel. Dans la société occidentale, l’amour a été réduit au couple. On ne prend pas assez soin de toutes les autres formes d’amour. Certaines personnes célibataires sont aujourd’hui en grande souffrance, parce qu’elles vivent le célibat comme un échec, ‘je n’ai pas réussi, je ne suis pas comme tout le monde, je n’ai pas d’amour dans ma vie’, elles vont fermer leur cœur à l’amour qu’elles peuvent recevoir de leur amis, de leur famille. Elles le refusent.
L’amour, c’est aussi ce que l’on partage avec ses proches, avec ses amis, avec un inconnu. C’est la compassion que l’on peut avoir pour les habitants d’un pays en guerre. C’est l’amour dans tout ce que l’on fait. On peut râler de devoir balayer la maison ou s’ouvrir à l’amour, en se disant qu’ainsi, on prend soin de ce qui appartient à notre quotidien, dans une forme de méditation. C’est l’amour au sens large. Ouvrir son cœur, très grand. Nous gagnerions toutes et tous à cultiver toutes les formes d’amour.
Te considères-tu comme une idéaliste ?
Oui. Même si cela peut comporter des revers, c’est une énergie déployée avec beaucoup d’amour, justement. Je pense que cela peut avoir une influence, même infime. Si mon idéalisme a pu aider une personne, c’est magnifique. Je suis idéaliste, parce qu’il faut viser les étoiles pour atteindre la lune.

Quels sont, aujourd’hui, tes centres d’intérêts, tes ambitions ?
Continuer à peindre. J’organise une exposition qui se déroulera à l’hôtel Sokhamon de Dakar, au Sénégal, le 7 mai prochain. J’y exposerai des tableaux et des dessins. J’y performerai également. Ce sera une expoème, une performance à travers la poésie des images, la poésie des mots et du geste. Cette exposition, axée sur la guérison, sur l’approche holistique de la santé est complémentaire de mon travail de thérapeute, pour passer autrement le message, pour me sentir active. Il y a ma profession, où je reçois, j’écoute, j’accompagne, il y a aussi une forme de thérapie personnelle à produire des œuvres, pour les partager avec un public, pour partager plus largement mon message dans une forme de prévention, disons…
Un autre centre d’intérêt est ce lien avec la nature. Il se manifeste par le voyage mais aussi par le jardinage, prendre soin du vivant sous toutes ses formes. J’envisage de construire un centre de thérapie holistique qui regroupera tout cela, un endroit où manger sainement, disposer d’une autonomie énergétique et pouvoir accompagner les personnes vers un retour à la nature, pour revenir à l’essentiel.
A mon sens, aujourd’hui, les humains sont malades de la société, du système dans lequel ils évoluent. Ce n’est que par un changement de paradigmes que cela pourra bouger. Ce centre s’inscrira dans cette lignée-là.

Comment définirais-tu l’amour ? Quelle en serait, selon toi, la plus belle expression ?
L’amour est un voyage. C’est une aventure pour laquelle il faut avoir le courage de continuer à avancer et grandir. L’amour de l’autre ne doit pas combler un vide. Chacun doit disposer de suffisamment d’amour de soi pour pouvoir vivre cette aventure avec l’autre.
Dans un texte que j’ai écrit, qui s’appelle Un plus un n’est pas égal à deux. Divagations sur la rencontre, je dis Magie, alchimie des êtres qui se rencontrent, magie et alchimie des âmes qui se reconnaissent. Dans la rencontre, un plus un n’est pas égal à deux, ce plus qui nous réveille, ce plus qui nous révèle, ce plus qui nous réveille, ce plus qui nous réveille. Voilà ce que c’est, l’amour. Ce plus. Dans le couple ou dans toutes formes de rencontres, c’est ce plus, cet élan de vie que nous offre le partage avec l’autre. L’amour avec l’autre, c’est vraiment cet élan de vie.
La plus belle expression de l’amour, c’est l’amour inconditionnel. Accepter totalement l’autre tel qu’il est. Qu’est-ce qui fait qu’il existe des couples qui terminent mal ? C’est qu’ils ont peur de se retrouver seuls, même si quelque chose, au fond, ne va pas entre eux. Ils n’arrivent ni à en parler, ni à dépasser ce quelque chose qui les sépare fondamentalement, même s’ils s’aiment. L’amour le plus puissant devrait faire que l’on puisse se regarder et dire Si toi tu aimes le voyage et que moi j’aime rester sur place, soyons ainsi. Parce que nous regarder dépérir, c’est trop difficile. Laisser l’autre être, tel qu’il est. Être avec lui, ou pas.

S’il n’existait pas, comment faudrait-il l’inventer ?
Apprendre aux enfants, dès le plus jeune âge, à méditer, à mieux se connaître, à se valoriser, à s’aimer profondément et très naturellement, à revenir à l’intérieur d’eux, à cesser de fuir les tumultes intérieurs, à apprendre à les apaiser. Tout commence par là. Par ce que l’on refuse, ce que l’on ne veut pas voir à l’intérieur. Après, l’élan vers l’autre est beaucoup plus facile. Il y a moins de peurs.
Dans le couple, être créatif. Dans la manière de communiquer, de considérer qu’il y a l’un, l’autre et le couple, une entité à part entière, vivante, qui évolue sans arrêt, que l’on ne peut pas figer. Cela semble toujours plus confortable de figer mais, l’un et l’autre évoluent donc la relation a besoin d’évoluer, d’être nourrie. Sans arrêt, on construit. On échange et on construit des solutions ensemble pour continuer de grandir ensemble. Voilà, pour moi, comment on réinvente l’amour. En sortant des cadres. Que chacun soit assez proche de lui-même pour construire ensuite avec l’autre des solutions communes, pour avancer, pour grandir ensemble.
Apprendre aux enfants, dès le plus jeune âge, à méditer, à mieux se connaître, à se valoriser, à s’aimer profondément et très naturellement, à revenir à l’intérieur d’eux, à cesser de fuir les tumultes intérieurs, à apprendre à les apaiser. Par ce que l’on refuse, ce que l’on ne veut pas voir à l’intérieur. Après, l’élan vers l’autre est beaucoup plus facile. Il y a moins de peurs.
Dans le couple, être créatif.
Cela semble toujours plus confortable de figer mais l’un et l’autre évoluent donc la relation a besoin d’évoluer, d’être nourrie. Sans arrêt, on construit. On échange et on construit des solutions ensemble pour continuer à grandir ensemble.
Voilà, pour moi, comment on réinvente l’amour. En sortant des cadres.
Que chacun soit assez proche de lui-même pour construire ensuite avec l’autre des solutions communes, pour avancer, pour grandir ensemble.
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